Et si le Monopoly devenait un outil de géographie prospective ? C’est le défi captivant relevé par les étudiants de la classe d’hypokhâgne du Lycée Sainte-Marie-Lyon, sous la direction de leur professeure, Catherine Didier-Fèvre. Dans le cadre du prestigieux concours Tony Garnier, ils ont imaginé le futur de nos assiettes à l’horizon 2050
.Face à une augmentation vertigineuse des prix des carburants et aux impacts des changements globaux, comment nourrir la métropole lyonnaise de demain ?
Après avoir mené une véritable enquête de terrain comprenant la visite d’une exploitation agricole et la rencontre avec un agronome nos étudiants ont planché sur la relocalisation des systèmes alimentaires. Le fruit de leur réflexion ? Un projet ludique, immersif et ultra-documenté : le MONOPOLYON.
Dans ce jeu de plateau original, les joueurs se glissent dans la peau d’un restaurateur fraîchement installé au cœur de Lyon. L’objectif ? S’intégrer au système productif local et concevoir des menus adaptés aux nouvelles attentes des Lyonnais.
Comment ça marche ?
- Un parcours connecté : En partant de la case “Charly”, les joueurs avancent case par case et scannent des QR codes. Ces derniers renvoient vers des vidéos, des podcasts, des posters ou des documents écrits réalisés par les étudiants pour témoigner de la réalité des acteurs locaux.
- Une économie locale : Chaque scan rapporte 10 Gonettes (la monnaie locale lyonnaise) pour financer ses stocks.
- Gare à la « Pat’Patrouille » ! La police du Projet Alimentaire Territorial veille au grain. Refuser un circuit court ou un scan de QR code ? C’est l’amende immédiate de 30 Gonettes ! Et pour passer la douane, il faudra être capable de citer 4 adaptations des acteurs au circuit local.
Au-delà de l’aspect ludique, le travail de recherche géographique est saisissant. À travers les différents médias créés, les hypokhâgneux mettent en lumière l’adaptation indispensable de l’agriculture face au climat de 2050.
Ne soyez donc pas surpris si, en traversant les paysages lyonnais de leur jeu, vous tombez sur des cultures de pois chiches, des vergers d’amandiers, de grenadiers… et même des bananeraies !
Félicitations à l’ensemble de la classe d’hypokhâgne pour ce travail remarquable qui allie rigueur scientifique, créativité et sensibilisation aux enjeux de demain. Un projet qui prouve que la géographie en prépa littéraire est résolument ancrée dans le réel et tournée vers l’avenir !


